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Motricité libre : Pourquoi et comment l’appliquer ?

Depuis sa naissance, ma fille est libre de ses mouvements car, en effet nous pratiquons la motricité libre. Mais en vérité, qu’est-ce que la motricité libre ? Pourquoi et comment l’appliquer au quotidien ?

Aujourd’hui, la pratique de cette méthode est encore “underground“, les bienfaits de son utilisation sont encore méconnus et à trop vouloir bien faire avec nos enfants, nous avons tendance à entraver leurs mouvements et leur évolution.

Les enfants sont bien plus capables que ce que l’on imagine !

Durant ma grossesse, je me suis renseignée sur la parentalité par mes propres moyens. N’ayant pas de parents aux petits soins, j’ai beaucoup lu et si “être parents ne s’apprend pas dans les livres“, j’en ai tout de même appris et retenu beaucoup.

Naturellement et après avoir pris connaissance des avantages de la motricité libre, je me suis dirigée vers elle et je ne regrette rien. Ma fille, du haut de ses presque deux ans est très débrouillarde et à l’aise avec son environnement.

Je peux vaquer à mes occupations et la laisser aux siennes en toute sécurité, sans être stressée par les risques (je garde cependant l’oreille attentive et jette un œil en sa direction, de temps à autre…), parce que la motricité libre c’est surtout du lâcher-prise…

La motricité libre, qu’est-ce que c’est ?

Dès sa naissance, le bébé est fait pour évoluer. Chaque étape de son développement suit un rythme et une continuité logique. Il est parfaitement et biologiquement capable de grandir sans aucune interventions extérieurs et comprendre cela, enlève un poids de notre quotidien de parents !

Les enfants sont heureux et fiers de franchir les étapes seuls. Ils en tirent de grands bénéfices et consolident ainsi leur confiance en leurs capacités. Laissons-leurs la chance de le faire, seuls, sous notre regard bienveillant et attentif.

Pourquoi choisir la motricité libre ?

Les raisons à ce choix sont nombreuses. Nous citerons par exemple…

  • La faculté d’un enfant à grandir à son rythme est très bénéfique sur le plan de l’estime de soi et des autres, elle va permettre une grande fierté.
  • En respectant le développant d’un enfant, on respecte sa physiologie sans lui mettre la pression. Il marchera en temps et en heures.
  • Par le respect, il ressent notre affection.
  • Quand on choisit de laisser a l’enfant la possession de son corps et de l’espace, il explore avec confiance. Il prend conscience de ses capacités.
  • Lorsqu’il découvre l’environnement, il se l’approprie plus facilement et en gère ses limites.
  • Parce qu’il prend le temps d’acquérir un certain équilibre, l’enfant gagne en autonomie. Ses mouvements sont plus fluides, moins hésitants et suite à cela, les chutes seront moindres et moins fréquentes.
  • En plus de tout ceci, l’enfant apprend a gérer ses frustrations. Face à l’impossible, il découvre ses émotions et nous pouvons le guider et le rassurer en toute bienveillance. À force d’expérimentation, l’enfant trouve des solutions, par lui-même et quel bonheur d’y arriver tout seul !

Comment appliquer la motricité libre ?

Motricité libre : Pourquoi et comment l'appliquer

  • La base lorsque l’on choisit une méthode d’éducation est de lire, de bien se renseigner afin d’être certain que la technique nous conviennent sur le long terme.
  • L’étape suivante est de préparer le terrain en veillant à ce que la zone soit confortable et surtout sécurisée ! L’espace au sol se doit d’être adapté à l’enfant. On commence avec un tapis souple, anti-dérapant et quelques jeux pour compléter la zone, avec le temps. Les supports pourront être variés : Meubles bas, barre latérale, miroir incassable, cartons, etc…
  • Permettre à l’enfant d’évoluer au sol, à son rythme. Il est possible d’accompagner l’enfant par notre présence et nos encouragements mais ne faisons rien à sa place. Il apprend bien tout seul, sans interventions. On évitera les parcs et autres transats au maximum puisqu’ils entravent les mouvements naturels. Les trotteurs et autres balançoires suspendues seront à bannir totalement.
  • Ne jamais mettre l’enfant dans une position qu’il n’est pas capable de tenir seul, qu’il ne gère pas et n’a pas acquis de son propre chef.
  • En lui offrant la possibilité de bouger par le port de vêtements adéquats : Les jeans ne sont pas pratiques et les robes ne sont pas recommandées (dans un premier temps). Il est aussi préférable de laisser l’enfant pieds nus, en chaussettes anti-antidérapantes ou munis de chaussons souples. Prudence avec les semelles épaisses et chaussures montantes, bien souvent à la source de chutes.
  • N’hésitez pas à privilégier le portage à la place du parc, en phase avec la physiologie naturelle des bébés et leurs besoins d’affection.

Quand faut-il intervenir ?

Motricité libre : Pourquoi et comment l'appliquer

Certaines fois, il est possible que l’on doivent intervenir et notamment si l’enfant se met ou est en danger. C’est une question de bon sens !

  • Lorsque le tout-petit chute violemment, encore plus si cela se produit à plusieurs reprises ! Cependant, si la chute n’est pas grave en soit, il nous est possible de lui montrer comment chuter, en mimant la situation. Jamais vous ne devez avoir honte d’être au sol pour leur apprendre !
  • Si l’enfant se place en position d’inconfort sans pouvoir se déloger ou s’il place trop souvent ses jambes en W. Il est nécessaire d’intervenir car à long termes cette position abime les hanches.

Et vous, de votre côté, vous pratiquez la motricité libre ?

Hilde de Berry

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La Fille des Saisons, c'est moi. Je suis Blogueuse Beauté bio’ et Maternité en Suisse romande; Passionnée de Nature et de Parentalité bienveillante, je partage mes découvertes entre deux infusions et randonnées. 😉
Vous pouvez me retrouver sur mon blog personnel ou sur mon compte Instagram.
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